La boule qui gonfle de ma gorge chaque jour au fil des heures s'attenue peu à peu et je me détend enfin.presque. parce qu'elle ne me quitte plus et que je n'aurais jamais le dessus.
besoin intense d'un echapatoire, de me défouler et d'évacuer toute cette pression. nul endroit où courir.
je me force à prendre du temps pour jouer pour ne pas oublier que la vie ce n'est pas passer son temps à travailler
Je sais que demain cette chose qui m'etouffe reprendra sa place et qu'il faudra tout recommencer
ne pas voir trop loin, non, surtout pas. le futur est tellement chargé que penser à toutes les épreuves qui m'attendent me submergerait, vivre au jour le jour. enfin "vivre"...travailler plutôt. toujours ce mot à la bouche, comme si rien d'autre n'était important. on s'enferme pendant des heures pour que notre cerveau assimile tout un tas de notions complexes et on ressort la tête tellement pleine qu'on a l'impression que plus rien ne pourra y rentrer. on n'a jamais fini, il y a toujours quelque chose à apprendre. Et si encore cela suffisait.
La pression constante m'oppresse et me ronge.
Il ne se passe pas un jour sans que je me demande ce que je fous là, mais l'optimisme l'emporte et je me ressaisit vite, sans quoi je serais partie depuis longtemps.
Je n'aime pas la compétition. pourtant ici elle est bein présente, dissimulée sous des sourires et de la fausse compassion, mais je la sens. A la fin de l'année seront gentiemment réorientés une dizaine d'entre nous, parmis ceux qui auront tenu jusque là. et si j'en faisais partie? Plus le temps passe et plus je me fais à cette idée.
J'ai tellement envie de vous revoir...

